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Plantes d'herbes

Les Chroniques d'Oria: chemins de guérison

Épisode 2 : Une vieille, vieille histoire


In English, click here please


« La chose la plus importante dans la vie est d'apprendre à donner de l'amour et à le laisser entrer. » — Morrie Schwartz, Leçons de vie (Tuesdays with Morrie), Mitch Albom, 1997.



Éclipse du 12 août 2026, Genève, CH

Photo d’Yvain


Clara était assise poliment sur le banc, le regard fixe, comme si elle attendait que quelque chose autour d’elle décide enfin de bouger sans qu'elle ait à faire le moindre effort.


Souriait un peu quand elle sentait que c’était poli.


Un vide immense semblait avoir avalé toute sa lumière intérieure, la laissant là, suspendue dans une sorte d'apesanteur émotionnelle où certaines choses n'avaient pas vraiment d'importance.


Oria s'est approchée sans faire de bruit, considérant ce silence lourd comme une partie du paysage.


« Mais… Clara, tu es tellement intelligente! »


Clara a à peine tressailli, comme si la remarque avait glissé sur une surface trop lisse pour y laisser une trace immédiate.


« Veux-tu me faire croire encore longtemps que ce calme plat, cette absence totale de vagues, c'est vraiment toi - et non pas juste une armure que tu as peur (ou même un peu de terrifiée) d’enlever? »


Clara ne répondit pas, et Oria de la revit pas pendant quelques semaines.


Puis, comme un petit renard curieux et pleine de vie, Clara revint; la graine avait prise.


Et elle lui confia: «Tu sais, si je ne ressens rien parfois, je ne dérange personne. Et c'est bien plus pratique que de devoir gérer les réactions des autres ou mes propres tempêtes intérieures. »


Oria s'est assise à côté d'elle et le vieux bois du banc a craqué légèrement sous son poids, un son réel dans ce monde de coton, et le banc a failli se casser!


Elles rirent tellement!


« Donc ton histoire, celle que tu te racontes depuis des années, c'est : "Si je contrôle tout, si je montre ce que j'ai vraiment dans le ventre, si je laisse voir mes failles ou ma joie, les gens fuiront en courant" ? C'est ça le scénario que tu joues en boucle? »


Clara a refait ses lacets - comme si la réponse était écrite dans la poussière de ses lacets.


Comme Victor Frankl qui décrivit que dans le camp de concentration dans lequel il s’était retrouvé, se lacer les chaussures permettait de garder sa dignité, pensa Oria.


Clara répondit finalement, après un long, long silence avec courage.


« J'ai toujours cru que si j'enlevais un masque ou un autre, si je montrais la profondeur de mon intelligence, je serai en danger. Ou je mets en danger. Alors oui, les médicaments, les illusions, les relations toxiques, l’alcool, les médias jusqu’à point d’heure… l'engourdissement quoi… c'est une bulle de sécurité. Hahaha tu sais quoi… c’est comme une constipation émotionnelle. »


Elles se remirent à rire tellement!


- «  Wow. Oui exactement! En fait, tu crois toujours que tu n’es pas aimable car ta profondeur perce souvent les gens à jour. Et j’imagine que petite on t’a subtilement rendu coupable de cela? Alors tu as construis une forteresse où rien ne peut t’atteindre. Pas de vie. Tout controlé. Très ennuyant, non? Et tout le contraire de ce que nous sommes en train de vivre.»


Oria respira profondément et fit un grand geste vers le jardin, englobant les arbres, le ciel et l'air lui-même. Les moustiques tigres très agressifs pendant la rencontre, et les oiseaux amoureux .


« Et pourtant, regarde, quand tu me montres tes tripes, est-ce que je suis en train de courir dans l'autre direction parce que tu es assise ici, telle que tu es… ici? Par contre… ces moustiques… Tiens, voici un anti moustique plus ou moins naturel. En attendant qu’on mette davantage de cohérence dedans…»


Clara a lentement levé les yeux, découvrant que les oiseaux piaillaient toujours avec la même insouciance et que Oria était toujours là, bien solide, ancrée à côté d'elle.


« Oui, merci pour ce temps précieux… a-t-elle admis doucement, et je savais tout cela un peu déjà. J’en ai fait des thérapies. Mais comprendre n’a rien changé. Que faire? »


« Peux tu accepter un peu d’inconfort et ta peur? Les ressentir et pas juste les penser, les comprendre? »


« Aaaaaaa oui…. O la la tous les moustiques - comme s’il me montraient ma peur intérieure. Mais tu as raison, en fait, il ne se passe rien de terrible, juste… beaucoup beaucoup BEAUCOUP d'inconfort, c’est vrai - comme quand on sort d'une pièce sombre pour aller vers la lumière. Et le corps est surpris. Et même un peu douloureux. Aurais-tu quelque chose pour les douleurs physiques?»


« C'est normal au début, l’inconfort total - car on change une vieille habitude qui a protégé ta survie pendant longtemps, et ça prend du temps pour que le corps comprenne qu'il n'est plus en danger… »


« Aahaaaaa… le corps doit suivre! Intégrer. »


« Super intelligence, tu as tout compris. Il n’est pas nécessaire de rester coincée dans un vieux film de peur, alors que la réalité est juste là, à portée de main. Ton mental a pris une vieille blessure, peut-être ancienne de plusieurs années, et en a fait une loi absolue : "Ne rien sentir, déranger personne en profondeur, pour survivre". Sauf que aujourd'hui, cette loi te coûte cher, très cher, car elle te prive du soleil sur la peau, du vent dans les cheveux et des vraies rencontres qui pourraient te nourrir. Te nourrir vraiment. Pas la dopamine des médias ou les illusions/fantasmes que créent la peur. Te nourrir vraiment. 


Et oui, il y aura des disputes ou des malentendus. Cela fait partie des relations et cela se gère; et je sais que tu le sais déjà. »


Une larme a roulé sur la joue de Clara, lente et chaude, signe que la glace commençait enfin à fondre dans un endroit oublié… après un long hiver intérieur.


« J'avais oublié que la réalité pouvait être douce, je croyais que c'était toujours trop intense, trop dangereux, comme une vague qui allait m'emporter. »


« Ce qui est fou, fou, fou c’est que la souffrance et la victimitude qu'on connaît fait parfois moins peur que la liberté qu'on ne connaît pas - c'est un paradoxe classique de notre esprit qui préfère le diable qu'il connaît. Mais la liberté, c'est juste ça : être là, vivante, avec tes imperfections, sans avoir besoin de se cacher derrière un personnage. »


Clara a inspiré profondément, remplissant ses poumons d'un air qui semblait soudain plus riche, plus réel, un souffle tremblant mais vrai qui marquait le début d'un nouveau chapitre.


« Ça fait peur de sortir du scénario, de ne plus savoir exactement qui on est sans ce rôle qu'on a joué si longtemps. 


Je n’y arriverai jamais!!!! »


« C'est normal d’être terrifiée - et oui, certains seront dérangés parce que tu ne vas plus jouer leur jeu, tu ne vas plus correspondre à l'image plus ou moins rassurante qu'ils ont de toi et cela peut les bousculer. »


Oria a sourit - de ces sourires qui ne demandaient rien en retour. « Mais tu n'es pas une image ou une machine - tu es une personne de chair et de sang. Sous le masque, il y a bien encore un sourire, non ? »


Clara a souri, un vrai sourire, un peu de travers, imparfait, mais lumineux, qui a transformé son visage entier.


« Comment as-tu su que j’étais intelligente? »


« Pleins de moustiques m’ont piqués quand je me suis demandée si tu l’étais vraiment… »


Hahahahaha!


Elles ont encore bien ri.


« Alors, on fait quoi maintenant ? Et comment je fais quand tu n’es pas là? » demanda Clara.


Oria lui a tendu une tasse froide, dont le contact glacé contre les doigts de Clara était délicieux en cette saison de canicule où l'air semblait vibrer de chaleur.


« On goûte la réalité. Elle est si bonne! Tiens, regarde : hier il a plu, et même si l'herbe était quasi désécheée, elle est maintenant déjà toute fraîche, prête à repousser plus verte qu'avant. Pour la douleur physique, je te propose des remèdes la prochaine fois.


Et voici déjà ta prescription, Clara (ou pour toute personne qui a une partie dans son corps, coeur ou mental qui fuit ce qui compte vraiment:) »


🌿 Une des recettes d'Oria : Thé Froid ou chaud « Retour au Réel »


(Pour dissoudre le brouillard – celui qu'on a créé dans certains endroits du corps pour se faire plus petit.e – et reconnecter avec le corps, ici et maintenant, dans une pause bienveillante.)


Cette infusion comme une ancre solide, un signal clair envoyé à votre système nerveux pour lui dire :


« Stop au vieux film qui passe en boucle; je reviens petit à petit dans le corps, ici et maintenant. »


Les Ingrédients (Les Alliés du Présent - et il y en a tant!)


Mélisse : pour calmer le bavardage mental incessant et rouvrir le lien entre le cœur et l'esprit, car c'est la meilleure amie des autres plantes et elle booste leur effet naturel.


Camomille romaine : pour valider votre sensibilité et vous donner la permission d'oser ressentir sans avoir peur d'en faire "trop" ou de déranger.


Menthe fraîche : le choc de clarté ! Elle traverse le brouillard épais de l'engourdissement et vous ramène brutalement, mais gentiment, à l'instant présent.


Armoise : pour protéger votre espace énergétique le temps de retirer le masque et de vous exposer tel que vous êtes.


Optionnel - explorer ces plantes en fleurs de Bach - et Centaurée: pour oser dire « Je suis là » sans avoir besoin de se justifier auprès de qui que ce soit, sans avoir besoin de validation extérieure.


Un petit rituel (une pause consciente) :


1. Laissez infuser vos plantes 15 min dans une eau frémissante (couvrez bien pour garder les précieuses huiles essentielles !).


2. Laissez refroidir naturellement jusqu'à ce que la température soit agréable.


3. Avant la première gorgée, faites le test de réalité : posez une main sur votre cœur et demandez-vous : « Ce que je ressens là, tout de suite, est-ce la réalité brute ou juste une vieille histoire que mon mental remâche pour se protéger ? »


4. Buvez lentement, en conscience, et à chaque gorgée, pensez : « Je sors du scénario, je reviens dans mon corps. » Et surtout, faites-vous plaisir !


Un Défi Express (30 secondes)


À faire tous les jours, matin, midi et soir pendant une semaine au moins.


La prochaine fois que vous vous sentez vide, indifférent·e sur un point important ou qu’une vieille petite voix dit « Tout va mal, je suis nul.le, je n’y arriverai jamais. »


1. Stop. Même 30 secondes.


Respirez profondément.


2. Acceptez la (vieille) peur. Et en même temps questionnez : « Quelle vieille histoire suis-je en train de croire aveuglément ? » (Ex: « Je suis trop », « On va me rejeter » « Cela ne marchera jamais »).


3. Regardez autour de vous: qu’est-ce qui est VRAI, ici et maintenant, dans l'instant présent ? (Ex: « Je suis assis·e », « Il fait jour », « Je respire! »)


4. Souriez à la vieille histoire : « Merci pour ta tentative de protection, mais je vois la réalité maintenant. Et je passe à autre chose. »


Avec toute ma tendresse, pour que vous osiez préférer la liberté (souvent inconnue et nouvelle) à la vieille habitude familière.


Et de trouver le courage de faire même un petit pas vers quelque chose de nouveau qui alimente vos forces de vies, (au lieu de les vider à long terme.)


Erika Scheidegger



Notes & Références


Ce texte est rendu possible par les personnes accompagnées et les travaux suivants:


Kennedy, D. O., et al. (2003). Pharmacology Biochemistry and Behavior. La mélisse (Melissa officinalis) démontre des propriétés anxiolytiques et une modulation des récepteurs GABAergiques.


Amsterdam, J. D., et al. (2009). Journal of Clinical Psychopharmacology. La camomille (Matricaria chamomilla/Chamaemelum nobile) présente une activité anxiolytique significative liée à sa teneur en flavonoïdes (apigénine)


Mécanisme Sensoriel : La menthe (Mentha piperita) active les récepteurs thermiques TRPM8, provoquant une sensation de froid immédiate utilisée pour l'ancrage sensoriel et la rupture des états dissociatifs.


Samara, T. (Reflective Consciousness, Module 16). Distinction entre l'histoire mentale (narratif basé sur le passé) et la réalité directe (expérience présente) ; pratique de l'attention divisée pour créer l'espace nécessaire à la désidentification du scénario automatique.


Van der Kolk, B. (2014). The Body Keeps the Score. Définition de la dissociation et de l'engourdissement (numbness) comme mécanismes de survie du système nerveux face à une surcharge perçue.


Siegel, D. J. Concept de la Fenêtre de Tolérance. Capacité à rester présent avec l'expérience émotionnelle sans basculer dans l'hyperactivation ou l'hypoactivation.


Barrett, L. F. (2017). How Emotions Are Made. Théorie de la construction émotionnelle : le cerveau fonctionne par prédiction basée sur le passé, projetant d'anciens modèles sur le moment présent.


🌞🌟 Pour un élixir ou une infusion sur mesure qui vous accompagne dans ce retour à vous-même, jusque dans ces lieux intérieurs encore peut être inconscients où vous sentez un blocage, découvrez les consultations sur PetiteHerboristerie.ch.





Oria’s Chronicles

Healing paths


Episode 2: An Old, Old Story



"The most important thing in life is to learn how to give out love, and to let it come in." Morrie Schwartz, Tuesdays with Morrie, Mitch Albom, 1997.


Clara sat politely on the bench, staring blankly, as if waiting for the world around her to finally decide to move without her having to make the slightest effort.


She smiled slightly whenever she felt it was polite to do so.


A vast emptiness seemed to have swallowed all her inner light, leaving her suspended in a kind of emotional weightlessness where certain things didn't truly matter.


Oria approached silently, regarding this heavy silence as part of the landscape.


« But... Clara, you are… so intelligent! »


Clara barely flinched, as if the remark had slid off a surface too smooth to leave an immediate mark.


« Do you really expect me to believe for much longer that this dead calm, this total absence of waves, is truly you—and not just armor you are afraid (or even a bit terrified) to remove? »


Clara did not answer, and Oria did not see her again for a few weeks.


Then, like a curious little fox full of life, Clara returned; the seed had taken root. She confided: "You know, if I feel nothing sometimes, I disturb no one. And it's far more practical than having to manage other people's reactions or my own inner storms."


Oria sat down beside her. The old wood of the bench creaked slightly under her weight—a real sound in this cotton-like world—and the bench nearly broke!


They laughed so hard!


« So your story, the one you've been telling yourself for years, is: 'If I control everything, if I show what I really have inside, if I let people see my flaws or my joy, everyone will run away'? Is that the script you're playing on a loop? »


Clara stared at her shoes, as if the answer were written in the dust on her laces.


« Like Viktor Frankl, who described how, in the concentration camp where he found himself, tying one's shoes allowed one to maintain dignity, » Oria thought.


Clara finally answered, after a long, long silence, with courage.


« I've always believed that if I removed a mask, any mask, if I showed the depth of my intelligence, I would be in danger. So yes, medications, illusions, toxic relationships, alcohol, media consumption until late hours... numbness, in short... it's a safety bubble. »


« Wow. So basically, you still believe you're unlovable because your depth often pierces people right through. So you've built a fortress where nothing can reach you. No life. Everything controlled. Very boring, isn't it? And the complete opposite of what we're experiencing right now. »


Oria took a deep breath and made a grand gesture toward the garden, encompassing the trees, the sky, and the air itself. The very aggressive tiger mosquitoes during the meeting, and the loving birds.


« And yet, look: when you show me your guts, am I running away because you're sitting here, exactly as you are... right here? On the other hand... these mosquitoes... Here, have some more or less natural mosquito repellent. »


Clara slowly lifted her eyes, discovering that the birds were still chirping with the same carefree abandon and that Oria was still there, solid and anchored beside her.


« No..." she admitted softly, "and I already knew that a little. I've done therapies. But understanding changed nothing. What should I do? »


« Can you accept a bit of discomfort and your fear? Feel them, not just think about them? »


« Aaaaa yes.... Oh la la, all these mosquitoes—as if they were showing me my inner fear. But you're right, actually nothing terrible is happening, just... a lot, a lot, A LOT of discomfort, that's true—like when you step out of a dark room into the light. The body is surprised. And even a bit painful. Do you have something for physical pain? »


« That's normal at first, because you're changing an old habit that protected your survival for a long time, and it takes time for the body to understand it's no longer in danger... »


« Aaahhhh... the body must catch up! »


« Super intelligent…, you've got it all. There's no need to remain stuck in an old fear movie when reality is right here, within reach. Your mind took an old wound, perhaps several years old, and turned it into an absolute law: 'Feel nothing, disturb no one deeply, to survive.' Except that today, this law is costing you dearly, very dearly, because it deprives you of sun on your skin, wind in your hair, and genuine encounters that could truly nourish you. Nourish you truly. Not the dopamine from media or the illusions/fantasies created by fear. Nourish you truly.


And yes, there will be arguments or misunderstandings. That's part of relationships, and it can be managed; you already know that. »


A tear rolled down Clara's cheek, slow and warm, a sign that the ice was finally beginning to melt in a forgotten place... after such a long inner winter.


« I had forgotten that reality could be gentle. I believed it was always too intense, too dangerous, like a wave that would sweep me away. »


« What’s crazy, crazy, crazy is that the suffering and victimhood we know sometimes feel less frightening than the freedom we don't know—it's a classic paradox of our mind, which prefers the devil it knows. But freedom is just this: being here, alive, with your imperfections, without needing to hide behind a character. »


Clara took a deep breath, filling her lungs with air that suddenly seemed richer, more real—a trembling but true breath marking the beginning of a new chapter.


« It's scary to step out of the script, to no longer know exactly who we are without that role we've played for so long.


I'll never make it!!!! »


"It's normal to be terrified—and yes, some people will be disturbed because you'll no longer play their game, you'll no longer match the more or less reassuring image they have of you, and that can unsettle them."


Oria smiled, a smile that asked for nothing in return. "But you're not an image; you're a flesh-and-blood person. Beneath the mask, there is indeed a smile, isn't there?"


Clara smiled, a real smile, a bit crooked, imperfect, but luminous, transforming her entire face.


« How did you know I was intelligent? »


« Lots of mosquitoes bit me when I wondered if you really were... »


Hahahahaha!


They laughed again heartidly.


« So, what do we do now? And what do I do when you're not here? » Clara asked.


Oria handed her a cold cup, whose icy contact against Clara's fingers was delightful in this heatwave season where the air seemed to vibrate with heat.


« We taste reality. It's so good! Look: yesterday it rained, and even though the grass was almost dried out, it's now already fresh again, ready to grow back greener than before. For the physical pain, I'll suggest some remedies next time.


And here is already your prescription, Clara (or for anyone who has a part of their body, heart, or mind fleeing what truly matters): »


🌿 Oria’s récipient: Cold or Hot Tea "Return to the Real"


(To dissolve the fog—the one we've created in certain parts of the body to make ourselves smaller—and reconnect with the body, here and now, in a compassionate pause.)


This infusion acts like a solid anchor, a clear signal sent to your nervous system saying:


"Stop the old movie playing on a loop; I'm gradually returning to my body, here and now."


The Ingredients (Allies of the Present—and there are so many!)


Lemon balm: to calm the incessant mental chatter and reopen the connection between heart and mind, as it is the best friend of other plants and boosts their natural effects.

Roman chamomile: to validate your sensitivity and give you permission to dare to feel without fearing you're doing "too much" or disturbing anyone.

Fresh mint: the clarity shock! It pierces through the thick fog of numbness and brings you back abruptly, but gently, to the present moment.

Wormwood: to protect your energetic space while you remove the mask and expose yourself as you truly are.

(Optional - explore these plants above as Bach Flowers) - Centaury: to dare to say "I am here" without needing to justify yourself to anyone, without needing external validation.


A small ritual (a conscious pause):


1. Let your herbs infuse for 15 minutes in simmering water (cover well to keep the precious essential oils!).

2. Let cool naturally until the temperature is pleasant.

3. Before the first sip, do the reality test: place a hand on your heart and ask yourself: "What I'm feeling right now, is it raw reality or just an old story my mind is chewing over to protect itself?"

4. Drink slowly, mindfully, and with each sip, think: "I'm stepping out of the script, I'm returning to my body." And above all, enjoy yourself!


A Quick Challenge (30 seconds)


To do every day, morning, noon, and night for at least one week.


Next time you feel empty, indifferent about something important, or when a little old voice says "Everything is going wrong, I'm worthless, I'll never make it":


1. Stop. Even for 30 seconds. Breathe deeply.

2. Accept the (old) fear. And at the same time question: "What old story am I blindly believing right now?" (Ex: "I'm too much," "I'll be rejected," "This will never work").

3. Look around you: what is TRUE, here and now, in the present moment? Feel it (Ex: "I'm sitting," "It's daylight," "I'm breathing!")

4. Smile at the old story: "Thank you for your attempt to protect me, but I see reality now. And I'm moving on."


With all my tenderness, so that you dare to prefer freedom (often unknown, sometimes inconfortable and new) to the old familiar habits.


And to find the courage, like Clara, to take even a small step toward something new that supports your life force (instead of depleting it long term.)


Erika Scheidegger



Notes & References


Kennedy, D. O., et al. (2003). Pharmacology Biochemistry and Behavior. Lemon balm (Melissa officinalis) demonstrates anxiolytic properties and modulation of GABAergic receptors.


Amsterdam, J. D., et al. (2009). Journal of Clinical Psychopharmacology. Chamomile (Matriaca chamomilla/Chamaemelum nobile) shows significant anxiolytic activity linked to its flavonoid content (apigenin). Sensor y Mechanism: Mint (Mentha piperita) activates TRPM8 thermal receptors, causing an immediate cooling sensation used for sensory grounding and breaking dissociative states.


Samara, T. (Reflexive Consciousness, Module 16). Distinction between mental story (narrative based on the past) and direct reality (present experience); practice of Divided Attention to create the space necessary for disidentification from the automatic script.


Van der Kolk, B. (2014).The Body Keeps the Score. Definition of dissociation and numbness as survival mechanisms of the nervous system facing perceived overload.


Siegel, D. J. Concept of the Window of Tolerance. Capacity to remain present with emotional experience without tipping into hyperactivation or hypoactivation.


Barrett, L. F. (2017). How Emotions Are Made. Theory of constructed emotion: the brain functions by prediction based on the past, projecting old patterns onto the present moment.


For a custom elixir or infusion to accompany you in this return to yourself, even into those inner places perhaps still unconscious where you feel a blockage, discover the consultations at PetiteHerboristerie.ch




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