Plantes d'herbes

Choix

Mis à jour : mars 15

Dans la vie, comme durant une consultation, tant de choix à faire - quel(s) remède(s) choisir, quel(s) chemin(s) prendre?




Ne pas faire de choix...ce n'est pas toujours une fuite: nous entendons parfois que le gros risque, face à un choix, c'est de ne pas prendre de décision: une forme de fuite ou de procrastination... mais vraiment? Et si nous prenions un peu de recul: faire un choix est-il vraiment urgent? Sans mettre le problème sous le tapis, peut-être que quelque chose d'important à soigner fait que ce choix ne peut se faire dans le respect de soi et des autres? En effet, si les options ne sont pas claires, autant observer et attendre. Cette attente (qui peut être très inconfortable, voire angoissante) pourrait nous à amener à quelque chose qui va nous apprendre des choses précieuses sur soi-même, la communication en général, les autres, la vie. Pour ceux qui aiment la philosophie, c'est la fameuse suspension du jugement (épochè) des Grecs anciens: le refus d'accorder son assentiment à une représentation (phantasia) ou à la raison (logos) parce que les arguments contraires ont tout simplement une égale force.


Il est vrai qu'il faut quand même se méfier du fait que la fuite (ou des formes de suspension du jugement) prennent de si nombreux visages: si cela peut-être une véritable fuite physique comme fuir d'un pays en révolution ou en guerre, il existe dans notre société de consommation également des fuites avec des excès de divertissement(s), de comportements addictifs divers (afin d'oublier la responsabilité lié au choix?) ce afin, souvent inconsciemment et sans le moindre jugement de ma part, de noyer le poisson.


Ces fuites-là méritent d'autant plus du soin et de la patience: ils éloignent du sens de notre vie! C'est quand même terrible, non?! Donc, pour éviter cette fuite et tout cela (propre vie sans goût et vies autour de soi blessées, ect.), une fois identifiée et évitée la fuite... que faire et comment choisir?


Tout d'abord, peindre le courage (dont la racine vient du mot coeur.)


Le courage, c'est aussi le printemps qui revient chaque année après même les hivers les plus rigoureux et remplis de solitudes, de pleurs! Le courage, c'est la sève qui circule et le goût de la vie qui renaît. Le courage, c'est le soleil qui perce un nuage et une délicate fleur qui s'offre - cette fameuse rose qui nous arrête et se laisse humer. (Mais humer avec respect: et non pas arracher, utiliser, jeter par terre.)


Du reste, pour se donner du courage, les épines de roses (mais de celles fanées, s'il vous plait) en infusion - voici ce qui peut-être conseillée pour une personne qui a peur de se faire attaquer par autrui si elle tente le changement. A cela, peut s'ajouter de la teinture mère de Leonurus cardiaca (Agripaume cardiaque), si c'est la fatigue anticipée du changement qui terrasse... fatigue qui peut du reste entrer dans le sommeil et empêcher même de dormir... Surtout conseillée aux femmes dans la péri-ménopause et la ménopause, elle est aussi indiquée au hommes qui pourraient craindre la ou les réaction(s) de leurs proches. Homme ou femme, cela donne une force de coeur du Lion, d'où son nom latin! Quand à la Valeriana officinale (Valériane officinale)? Oui mais seulement pour ceux qui ne sont pas trop sanguins, qui en outre ont des douleurs physique autour de la nuque, et qui justement, auraient besoin d'un coach pour les encourager à percer. Ceux qui sont trop sanguins peuvent se tourner simplement vers des plantes plus calmantes, le simple Tilleul étant un si beau baume. (Evitez par contre tous les sachets blancs de chez blanc blanchis avec la chlorine! Même des marques bio l'utilisent, contre toute logique.)






Après avoir pris ce premier pas, si la peur est trop forte: il y a tant d'autres plantes ou d'elixirs floraux (ici j'utilise les magnifique remèdes locaux d'Odin Elixirs) pour aider: que ce soit pour des décisions professionnelles, des examens à finaliser, des déménagements, des nouvelles personnes à rencontrer ou à quitter, des cours à donner ou à prendre, des travaux d'Hercule à affronter - ou simplement... pour apprendre à se reposer vraiment (et le repos ne vient pas devant un écran - les recherches sur le cerveau le montrent bien.)


Depuis la nuit des temps, les plantes accompagnent les êtres humains pour alléger le poids de la peur ou de la solitude, pour apaiser ou aider à dormir et à lâcher.


Si vous souhaitez avancer sans plantes, se rappeler toujours encore à focaliser sur ce qui éclaire le chemin: même à 5 heures du matin, même au milieu de la maladie, même en plein conflit, il y a la vie, la respiration et comme une petite lumière, un petit rappel de ce qui compte vraiment... mais bon, vous finirez bien par croiser une plante qui voudra vous aider, même sous forme d'épice!


Comment se fait le choix des les plantes?


Il y a tellement de plantes, même souvent juste sur le pas de votre porte (dois-je rappeler qu'il ne pas les cueillir près d'une route ou d'un champs remplis de choses modifiées ou de pesticides?)


Pour le même soucis physique ou émotionnel, il y a tant de possibilités avec les plantes - c'est tellement individuel le choix des plantes qui aident.


C'est un peu comme décrit ci-dessous: les connaissances scientifiques ne suffisent pas pour faire le choix. Parfois, envers et contre toute logique, il y a comme une petite certitude lumineuse qui éclaire le chemin, une intuition qui murmure à l'oreille du coeur: je suis la plante ou le processus qui peut aider. Tout cela devient de la poésie et dépasse les mots - et avec gratitude chaque fois que je reçois des témoignages de résultats probants, humblement vient le rappel que ce sont aussi le courage de ces choix qui rendent la vie si joyeuse... et si, tellement précieuse.


Hier soir, c'était une infusion d'épines de Pinus sylvestris (Pin sylvestre) que je souhaitais me faire, histoire d'amplifier ma respiration pour être au top la semaine à venir. Par contre, je n'envisageai pas arracher une branche de pin dans le jardin de mes chers voisins. Alors, j'ai décidé d'attendre. J'ai suspendu le jugement avec confiance... et devinez ce qui se trouvait au sol, sur mon chemin de ma promenade de ce matin? Une petite branche de pin.


Sur ce, petit partage de l'un de mes poèmes préférés - qui mine de rien, s'avance sur le thème des choix également:


Pour faire le portrait d'un oiseau

Jacques Prévert


Pour faire le portrait d’un oiseau Peindre d’abord une cage Avec une porte ouverte Peindre ensuite Quelque chose de joli Quelque chose de simple Quelque chose de beau Quelque chose d’utile Pour l’oiseau Placer ensuite la toile contre un arbre Dans un jardin Dans un bois Ou dans une forêt Se cacher derrière l’arbre Sans rien dire Sans bouger… Parfois l’oiseau arrive vite Mais il peut aussi bien mettre de longues années Avant de se décider Ne pas se décourager Attendre Attendre s’il le faut pendant des années La vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau N’ayant aucun rapport Avec la réussite du tableau Quand l’oiseau arrive S’il arrive Observer le plus profond silence Attendre que l’oiseau entre dans la cage Et quand il est entré Fermer doucement la porte avec le pinceau Puis Effacer un à un tous les barreaux En ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau Faire ensuite le portrait de l’arbre En choisissant la plus belle de ses branches Pour l’oiseau Peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent La poussière du soleil Et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été Et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter Si l’oiseau ne chante pas C’est mauvais signe Signe que le tableau est mauvais Mais s’il chante c’est bon signe Signe que vous pouvez signer Alors vous arrachez tout doucement Une des plumes de l’oiseau Et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.


Confiance(s) à toutes et tous, Erika




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